La cave
Aujourd’hui, les normes d’hygiène et de traçabilité sont devenues obligatoires selon la législation Européenne et indispensables vis à vis du consommateur toujours à la recherche de sécurité alimentaire. Ainsi notre cave est aux normes HACCP, ce qui est l’équivalent de la directive hygiène Européenne du 14 Juin 1993. D’une manière pratique, à chaque mise en bouteille ou Lot des échantillons sont prélevés pour analyse micro-biologique immédiate par notre œnologue. Conservés pendant deux ans minimum comme témoin, nous les dégustons ensuite «horizontalement », c’est à dire que nous dégustons toutes les mises en bouteille d’une millésime. Nous avons ainsi une idée très précise de l’évolution de la qualité pour chaque millésime. En ce qui concerne la traçabilité, chaque lot est référencé, premièrement par son analyse et deuxièmement quantitativement à l’unité près. La destination du lot (client par client) est notée, ce qui nous permet de répondre à presque toutes les questions sur l’évolution de nos vins chez nos clients.

 

Le Domaine vient de s’engager dans une « démarche qualité » depuis mars 2002
Avec la mise en place par la Fédération des Caves Particulières dont l’objectif est une certification AFAQ :
- Traçabilité du cep au consommateur
- Gestion des effluents et des autres déchets viti-vinicoles
- Amélioration de l’organisation rationnelle du travail
- Fournir une information claire et complète concernant le terroir, les vins et la politique qualité-environnement menée par les vignerons.

 

Le Vignoble
Nous avons mis en place dans l’exploitation un contrat territorial d’environnement qui nous engage vis à vis des pouvoirs publics à développer une viticulture multi-fonctionnelle contribuant en même temps à la production viticole et à son contexte environnemental. C’est la mise en place d’une agriculture raisonnée, liée à une préservation du patrimoine naturel et paysager, dont les objectifs sont :
- Développement des méthodes de l’agriculture raisonnées afin de réduire les effets de la pollution,
- Suppression de la fertilisation azotée,
- Substitution de la fertilisation minérale par des apports organiques (compost),
- Enherbement sur environ 1/3 de l’exploitation afin de maîtriser les rendements par une diminution de la vigueur de la vigne, pratique de la lutte biologique contre certains insectes ravageurs de la vigne.
La traçabilité est également effective dans l’exploitation. Chaque parcelle est référencée et chaque jour le chef de culture enregistre les travaux effectués. Les renseignements ainsi obtenus, nous permettent de suivre « la vie » de la vigne et du raisin, depuis le départ de la végétation jusqu’aux vendanges, puis sa transformation en vin jusqu’au client final. Le suivi du produit est donc complet depuis le raisin (matière première) jusqu’au vin vendu au consommateur (produit fini). Le but est donc réalisé, c’est à dire la maîtrise de tous les stades de développement et de transformation avec l’obtention d’une traçabilité effective et surtout une recherche qualitative omniprésente. Le Domaine Lafond vient de franchir une étape supplémentaire : après l’agriculture raisonnée (certifiée AFAQ) nous commençons depuis le début de l’été 2009 une conversion en agriculture biologique certifiée ECOCERT.

 

Vers l’agriculture biologique
Nous réalisons depuis 6 ans des études de résidus dans nos vins avec la chambre d’agriculture et le conseil général, plus de 420 substances actives ont été recherchées… Seuls 2 produits, (dont 1 est autorisé en agriculture biologique en Suisse) ont été décelés et ceci dans des quantités nettement inférieure a la LMR (Limite Maximale de Résidu) et a la DJA (Quantité de vin a ingérer tout les jours pour atteindre la Dose Journalière Assimilable). Si le sujet vous intéresse contactez-nous. Donc, la transition vers l’agriculture biologique ne fut pas un réel souci en ce qui concerne la lutte contre les parasites de la vigne. Par contre le travail du sol, en agriculture biologique demande un investissement humain et financier autrement conséquent qu’en agriculture traditionnelle. De ce fait, nous avons longtemps hésité a franchir ce cap…
L’objectif de la viticulture biologique est donc de produire des aliments exempts de polluants dans le respect de l’environnement. Les produits agricoles biologiques sont cultivés sans produits chimiques de synthèse et ne font appel qu’à des molécules naturelles, comme le souffre, ou le cuivre. Les engrais sont eux aussi exclusivement d’origine organique, pour la plupart à base de fumiers. Plus encore que cette simple exclusion des produits de synthèse, l’agriculture biologique travaille sur les défenses naturelles des végétaux, ainsi que sur les équilibres qui existent entre l’hôte et le parasite. Ainsi, il est toujours préférable de travailler de façon préventive en plaçant la vigne dans les conditions optimums, lui permettant de répondre aux agressions, plutôt que de la traiter de façon curative. Le retour du travail au sol, ainsi qu’à une certaine biodiversité des parcelles sur lesquelles les mauvaises herbes sont tolérées, sont ainsi autant d’éléments qui placent la plante dans des conditions naturelles permettant d’éviter le recours aux traitements chimiques.

LES ATOUTS DE LA VITICULTURE BIOLOGIQUE

Le vin « bio » n’existe pas…. Pour le moment !
Cependant, il existe un vin produit à partir de raisins cultivés en agriculture biologique.
Les viticulteurs en agriculture biologique s’astreignent à n’utiliser que des produits exempts de molécules de synthèse, c’est-à-dire provenant de l’industrie chimique. L’objectif est donc de produire des vins exempts de polluants chimiques.
Pour la culture de la vigne : n’utiliser que des matières premières d’origine naturelle (compost, fumier organique) et promouvoir la lutte naturelle entre les espèces. L’objectif est de privilégier la vie du sol et du sous-sol, par le développement de la biodiversité.
Plus encore que cette simple exclusion des produits de synthèse, l’agriculture biologique travaille sur les défenses naturelles des végétaux, ainsi que sur les équilibres qui existent entre l’hôte et le parasite.
Ainsi, il est toujours préférable de travailler de façon préventive, en plaçant la vigne dans les conditions optimales, lui permettant de répondre aux agressions, plutôt que de la traiter de façon curative.

Le travail du sol au Domaine Lafond :

Les herbicides étant interdits en viticulture biologique, la maîtrise de l’herbe, par le travail du sol, se fait mécaniquement (labours) qui permet de lutter contre la compaction du sol, et favorise le développement équilibré de l’appareil racinaire, et d’enfouir les amendements organiques.
La difficulté est de limiter le développement de l’herbe qui vient concurrencer la vigne, notamment en période de sécheresse, l’herbe empêchant la croissance des jeunes plants.
Par contre, nous pratiquons, quelquefois, l’enherbement de certaines parcelles, après les vendanges jusqu’au printemps, cela permet de lutter contre l’érosion, d’améliorer la structure et la portance du sol et de favoriser le développement de l’activité des micro-organismes du sol et du sous-sol.
La viticulture biologique ne concerne pas uniquement les raisins produits sur la vigne.
En effet, la parcelle dans sa totalité bénéficie de ce mode de culture, c’est-à-dire que les micro-organismes se développent dans les sous sols, la flore revient, le sol « revit ».
Les rangées de vignes ne sont plus un « boulevard » qui favorise en cas de pluie l’érosion et les inondations.

LA LUTTE CONTRE LES MALADIES.

Les moyens de lutte curative sont très réduits en viticulture biologique, donc le maintien de la Vigne dans un état satisfaisant et durable est d’une importance capitale.

Le mildiou
Nous ne pouvons utiliser que le cuivre pour le combattre, les apports sont limités à 6 Kg/Ha/an. C’est un produit de contact, il est lessivable, c’est-à-dire qu’il faut le renouveler après chaque pluie de 20 mms ou plus.
Heureusement que notre climat de la Vallée du Rhône Sud (chaud et sec) nous aide grandement dans la protection du vignoble.

L’oïdium
Seul le souffre est autorisé, sous forme mouillable, et il est lessivable donc à renouveler après une forte pluie, par contre il a un effet curatif. La protection doit être maintenue jusqu’à début juillet.

 

Voir la certification biologique